Le modèle d’audit utilisé de 2005 à 2015, intitulé « Processus d’audit en matière d’assurance de la qualité des collèges » (PAMAQC), a été élaboré entre 2003 et 2005 par un groupe de travail mixte composé de représentants du Comité de coordination des vice-présidences à l’enseignement (CCVPE) et de la Direction des collèges du ministère de la Formation et des Collèges et Universités (MFCU). Avant la mise en œuvre intégrale du PAMAQC, un projet pilote a été mené dans cinq collèges d’arts appliqués et de technologie. À l’automne 2006, M. William Massy a procédé à une évaluation du projet pilote, à l’issue de laquelle il a conclu que le PAMAQC reflétait les meilleures pratiques mondiales et répondait convenablement aux besoins du réseau collégial ontarien de l’époque.

Depuis 2005, les collèges publics de l’Ontario mettent au point, par le biais du travail du SAQCO, un système d’assurance de la qualité à la fois solide, efficace et bien accueilli. Après que M. John Randall eut réalisé en 2010 un examen et une évaluation externes du modèle de l’AMAQP à l’aune de critères internationaux reconnus, et que le SAQCO eut reçu en 2011 l’agrément du Réseau international des organismes de promotion de la qualité en enseignement supérieur (RIOPQES) en reconnaissance de sa conformité aux Guidelines of Good Practice (guide de bonnes pratiques en matière d’assurance de la qualité), il est ressorti que le SAQCO disposait déjà en grande partie de la structure et des processus nécessaires pour devenir un organisme d’accréditation viable et capable de transformer son modèle d’audit en un véritable modèle d’accréditation plus largement reconnu.

Malgré l’efficacité de l’actuel modèle du PAMAQC, les changements survenus dans le milieu de l’enseignement supérieur (accroissement des exigences en matière de responsabilisation, nouvelles formes de prestation de l’enseignement, mondialisation de l’enseignement supérieur) accentuent les pressions exercées sur les collèges. C’est pourquoi, désireux d’accroître leur rayonnement à l’international et soucieux de renforcer leur crédibilité, les collèges publics de l’Ontario explorent l’option d’adopter un modèle d’accréditation.